lundi 29 novembre 2010

Parcours sans faute, victoire amère

Pour la première fois depuis longtemps, le renouvellement de ma carte d'identité française s'est déroulé sans accroc !

Ces dernières années, le simple fait d'aller à la mairie poser une demande de renouvellement de carte d'identité ou de passeport me donnait des noeuds dans le ventre tellement ça tournait au cauchemar. Même en y allant avec une valise bourrée de justificatifs divers, d'extraits de différents décrets et textes de loi récemment parus et de tirages papier du site gouv.fr, on n'était jamais à l'abri d'une réprimande humiliante, d'un refus outré et de multiples aller/retour entre la mairie, la maison et la préfecture, cherchant désespéremment à la fois le bon papier et une porte de sortie de cet univers kafkaïen et sadique, orchestré par un personnel plus enclin à l'agressivité qu'à l'écoute attentive.

Et là, un parcours parfait ! Dès le premier essai, mon dossier a été accepté : j'avais la photo au bon format, le justificatif de domicile qui convenait et surtout, on ne m'a pas demandé de justifier une 24ème fois ma nationalité française, un simple coup d'oeil à mon passeport, en cour de validité, a suffit. Et ce matin, crac :




On me remet sur le champ ma nouvelle carte d'identité. Juste un : "Pouvez-vous relire le document pour vérifier si y a pas d'erreur ?" Je relis, très émue, et constate à voix haute : "Tiens, on ne précise plus le pays après la ville de naissance, il n'y a plus Congo..."
Et là, la réponse qui tue : "Non madame, c'est comme pour les Français, on met que la ville, pas le département."
Morale de l'histoire : cette grande victoire sur la barbarie administrative a quand même un goût amer et je dédie ce message à tous les Français nés hors du territoire, tous ceux de ma famille qui sont si nombreux depuis 3 générations, de ma tante Jasmine et de mon beau-père Paul, jusqu'à mes petits-enfants, Cannelle et Léo, en espérant qu'on soit toujours plus nombreux à essayer de faire vaciller les murailles.

jeudi 11 novembre 2010

11 novembre

On profite d'une très belle journée ensoleillée pour aller se promener en ville. On est tout de suite prévenu que ça pas être facile :





Mais on aime bien explorer les friches urbaines







où on trouve souvent des pépites :







Un lieu qu'on aime particulièrement, le confluent de la Saône et du Rhône où les rails restent un mystère :







C'est là que le chantier du nouveau musée a bien du mal à démarrer :









Pourtant les grues veillent :







Autre endroit chahuté ou oeuvre d'art cynique ?


en construction

Mais la ville se construit aussi, notamment grâce aux futures nouvelles archives départementales. Le terrain est désormais libre pour le début des travaux, suite aux déménagement des précédents occupants, comme le rappelle un grafiti très nouvelles technologies :





Le permis de construire est affiché :






Vue générale du terrain, les fils et poteaux sur la gauche, c'est vraiment les voies du tgv :







Le bureau de Benoît, déjà en désordre :






Mais si les fleurs poussent encore en novembre, c'est bon signe !