Partir dans les parcs du grand nord au mois de juin a deux avantages majeurs : le temps froid et la neige repoussent la majorité des touristes, et les fleurs sauvages sortent en pagaille. Pendant que Benoît, Caroline et Julien scrutaient la forêt, la plaine et les rivières pour apercevoir les ours noirs, les caribous et les aigles, Magali rasait les pelouses luxuriantes pour découvrir de nouvelles fleurs. Moisson fructueuse dont voici un très léger échantillon. Il ne faut pas oublier que nous sommes à 2500 mètres d'altitude et juste après la fonte des neiges. Donc la plupart des fleurs sont très petites. Les premières à sortir, poussant carrément dans l'eau chaude des geysers, sont les
mimulus guttatus surnommées "monkey flowers". Elles sont très abondantes dès qu'il y a de l'eau chaude :

Les "shooting stars" ou "étoiles filantes" sont des
dodecatheon pulchellum, très difficiles à prendre en photo tant elles sont légères et sensibles au moindre souffle de vent :

Les lis des glaciers ou
erythronium grandiflorum étaient en pleine floraison et couvraient des pelouses entières :

Très commun aussi, les
delphinium nuttallianum :

Enfin, après plusieurs heures de marche dans l'extrême nord du parc, deux fleurs rares, et moins de 10 centimètres. La
calypso bulbosa :

Et encore plus difficile à voir, la
fritillaria atropurpuea qui cache un coeur jaune vif et des pétales tigrées en piquant du nez :

Je ne vous fais pas les arbres, et pourtant, ils sont magnifiques.... mais eux aussi, difficiles à identifier, notamment le peuplier déguisé en bouleau ou les cèdres qui ne sont pas des séquoias ou les "lodge pole pines" qui s'enflamment tous seuls.
1 commentaire:
tu te mets aux noms latins, maintenant?
tres jolies photos!
remi
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